Les renseignements contenus dans cette brochure peuvent ne pas être à jour et font présentement l’objet d’une révision. Ils ne visent pas à répondre à des questions médicales spécifiques mais sont donnés à des fins d’information générale seulement. Parlez directement à votre médecin de famille si vous avez des inquiétudes concernant votre santé.
Info-santé
de votre médecin de famille
Qu'est-ce que les infections transmissibles sexuellement?
Les infections transmissibles sexuellement (ITS) sont des infections que vous
risquez de contracter lorsque vous avez des relations sexuelles avec une personne
infectée. Ces infections sont habituellement transmises lors des relations
sexuelles, mais elles peuvent également se transmettre par d'autres types
d'activités sexuelles, notamment le sexe oral. Les ITS peuvent être
causées par des virus ou des bactéries. Vous trouverez ci-dessous
la liste des ITS les plus courantes avec leurs symptômes.
Variétés d'ITS
ITS causées par des bactéries
Chlamydia. Peut ne donner aucun symptôme, surtout chez les femmes.
Plus tard, les symptômes peuvent inclure une démangeaison autour
du vagin, un écoulement jaunâtre et inodore par le vagin, des douleurs
pendant les relations sexuelles, le besoin d'uriner fréquemment ou des
douleurs au moment d'uriner. Les femmes peuvent également avoir des saignements
entre les menstruations ou ressentir une douleur vague dans le bas-ventre. Quant
aux hommes, ils peuvent présenter des douleurs ou une sensation de brûlure
lorsqu'ils urinent et noter un écoulement laiteux provenant du pénis.
Gonorrhée. Les hommes peuvent noter un écoulement épais
et jaunâtre par le pénis et ressentir une douleur lorsqu'ils urinent,
ou ne présenter aucun symptôme. L'ouverture du pénis peut
être douloureuse. Chez la plupart des femmes, la gonorrhée est
sans symptôme. Lorsque les symptômes apparaissent, les femmes auront
un écoulement jaunâtre ou verdâtre par le vagin, des douleurs
en urinant, des saignements entre les menstruations ou un saignement abondant
pendant les menstruations. Elles auront parfois de la fièvre et une douleur
abdominale. La gonorrhée peut causer des maux de gorge chez les personnes
qui ont des relations orales ou causer des douleurs à l'anus chez les
personnes qui ont des relations anales.
Syphilis. Un des signes précoces est le chancre (bouton rouge
et indolore). Ces boutons peuvent apparaître là où on vous
a touché pendant la relation, notamment les organes génitaux,
l'anus, la langue et la gorge. Les ganglions situés près du chancre
peuvent enfler. Quelques mois plus tard, vous pouvez présenter une fièvre,
un mal de gorge, des maux de tête, une perte d'appétit ou des douleurs
articulaires. La paume des mains et la plante des pieds peuvent présenter
une éruption cutanée écailleuse. Après la disparition
de ces derniers symptômes, vous pouvez ne rien ressentir pendant plusieurs
années. Lorsque les symptômes réapparaissent, l'infection
risque d'atteindre le cerveau, la moelle épinière ainsi que la
peau et les os.
ITS causées par des virus
Hépatite B. Elle se manifeste par des douleurs musculaires, fièvre,
fatigue, perte d'appétit, maux de tête et étourdissements.
Lorsque la maladie progresse, les urines deviennent foncées, les selles
pâles, la peau et les yeux jaunes et vous éprouverez une sensibilité
dans la région du foie (juste sous les côtes du côté
droit). L'hépatite B peut être mortelle lorsqu'elle se complique
d'une défaillance du foie ou d'un cancer du foie.
Herpès. Les symptômes débutent par des picotements
ou des démangeaisons près des organes génitaux. Apparaissent
ensuite des petites ampoules qui éclatent et laissent la chair à
vif. Vous pourrez alors éprouver une sensation de brûlure surtout
en urinant. Les plaies formeront des croûtes. Pendant cette première
poussée, vous aurez peut-être un gonflement des ganglions, une
fièvre et des malaises généraux. Certaines personnes ne
présentent pas ces symptômes. Ces poussées d'herpès
peuvent réapparaître au cours de votre vie mais, habituellement,
elles deviennent moins fréquentes et moins douloureuses avec le temps.
Virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Le VIH est le virus
responsable du sida (syndrome d'immunodéficience acquise). Il affaiblit
la capacité de votre organisme à se défendre contre la
maladie. Plus votre système immunitaire s'affaiblit, plus vous devenez
vulnérable aux maladies, au point d'être incapable de vous en défendre.
Les symptômes, sous forme d'infections rares, de fatigue inexpliquée,
de sueurs nocturnes et de perte de poids, peuvent mettre des années à
se manifester.
Virus du papillome humain (VPH). Le VPH provoque la formation de verrues
molles de couleur chair dans la région des organes génitaux et
au niveau du col de l'utérus. Ces verrues sont indolores mais leur apparence
peut déranger. Parfois, ces verrues sont invisibles à l'oeil nu.
On a établi une relation causale entre certains types de VPH et le cancer
du col; c'est pour cette raison qu'il est important de subir un cytologie gynécologique
ou test de Pap.
Suis-je à risque de contracter une ITS?
Si vous avez déjà eu des relations sexuelles, il se peut que
vous ayez une ITS. Ce risque est plus marqué si vous avez eu plusieurs
partenaires, si vous avez eu des relations sexuelles avec une personne qui a
eu plusieurs partenaires ou si vous avez eu des relations sexuelles sans utiliser
de condoms.
Dois-je subir un examen pour les ITS?
Consultez votre médecin si vous êtes à risque de ITS ou
si vous craignez d'être infecté. La plupart des ITS peuvent avoir
des conséquences si elles ne sont pas traitées.
La Chlamydia peut entraîner une maladie inflammatoire pelvienne (MIP)
ou pelvipéritonite chez les femmes (et causer la stérilité)
ou une épididymite chez les hommes (gonflement douloureux des canaux
qui transportent le sperme à partir des testicules).
La gonorrhée peut causer une forme d'arthrite ou une MIP. Le VPH (virus
responsable des condylomes ou verrues génitales) peut causer un cancer
du col ou du pénis. La syphilis peut causer une paralysie, des troubles
mentaux et des dommages cardiaques, rendre aveugle et même entraîner
la mort.
Un examen clinique, une culture des sécrétions vaginales ou du
pénis, une prise de sang ou un test d'urine permettent au médecin
de diagnostiquer la plupart des ITS.
Peut-on prévenir les ITS?
Oui, mais la seule prévention sûre est de ne pas avoir de relations
sexuelles. Vous pouvez réduire votre risque en ayant des relations seulement
avec quelqu'un qui n'a pas d'autre partenaire et qui n'est pas porteur d'une
ITS, et en utilisant toujours des condoms.
Afin de prévenir la transmission des ITS:
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Connaissez bien votre partenaire sexuel. Si vous avez une ITS, dites-le
à votre partenaire sexuel et demandez-lui s'il en est porteur. Discutez
pour préciser les tests que vous avez subis, de quelle ITS il s'agissait
et si vous avez besoin de subir d'autres tests.
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Recherchez les signes d'ITS chez votre partenaire sexuel. Par exemple, recherchez
la présence de boutons autour du pénis ou du vagin, ou informez-vous
des symptômes listés ci-dessus. Toutefois, n'oubliez pas que
les ITS ne donnent pas toujours des symptômes.
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Limitez le nombre de vos partenaires sexuels.
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Utilisez toujours un condom lors des relations, y compris les relations
orales et anales.
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En plus du condom, appliquez le spermicide (qui tue les spermatozoïdes)
nonoxynol-9. Ce produit peut également tuer certains germes des ITS.
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Évitez d'avoir des relations sexuelles pendant le traitement d'une
ITS.
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Évitez les douches vaginales car elles peuvent propager les infections
et augmenter le risque de MIP.
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Après une relation sexuelle, lavez vos organes génitaux avec
du savon et de l'eau et urinez. Cette mesure d'hygiène peut éliminer
certains germes avant qu'ils n'aient le temps de vous infecter.
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Subissez régulièrement une cytologie gynécologique
ou test de Pap.
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Recevez vos vaccins contre l'hépatite A et B.
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Consultez votre médecin régulièrement. |
Peut-on se fier aux condoms?
Les condoms réduisent le risque de contracter une ITS. Assurez-vous
de les mettre correctement (voir diagramme). Utilisez-les pour toutes les relations
sexuelles, y compris les relations vaginales, anales et orales. S'il s'agit
d'une relation orale avec une femme, coupez un condom dans le sens de la longueur
et placez-le entre son corps et la bouche du partenaire.
Les condoms ne sont pas à toute épreuve et ne peuvent empêcher
le contact avec certaines plaies comme celles qui accompagnent l'herpès
ou les verrues associées à l'infection par le VPH.
Si vous vous servez de condoms, utilisez seulement des lubrifiants à
base d'eau (comme Gyne-Moistrin, la gelée K-Y et Replens). Les lubrifiants
à base d'huile, p. ex. la gelée de pétrole (Vaseline),
les huiles ou lotions pour bébé, peuvent endommager le caoutchouc
et causer une rupture des condoms. Lorsqu'un condom colle à lui-même,
c'est qu'il est endommagé; il faut le jeter. Les condoms colorés
et aromatisés ne sont pas aussi efficaces.

Technique d'utilisation d'un condom
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Utilisez les condoms faits de latex. Les condoms faits de membranes animales
ne protègent pas contre les virus les plus petits qui sont capables
de les traverser. |
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Installez le condom avant tout contact sexuel. |
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Déroulez le condom lorsque le pénis est en érection.
L'anneau doit être à l'extérieur. Laissez un demi-pouce
d'espace libre au bout du condom pour recueillir le sperme. Pincez le bout
pour enlever l'air. Déroulez le condom jusqu'à la base du pénis.
Consultez le diagramme pour son apparence après la pose. |
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Appliquez le spermicide nonoxynol-9 pour accroître la protection.
Son efficacité est meilleure lorsqu'on l'applique dans le vagin ou
l'anus plutôt que sur le condom. |
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Retirez-vous après l'éjaculation et avant que le pénis
ne devienne trop mou. Après la relation, maintenez l'anneau du condom
à la base du pénis et assurez-vous qu'il ne glisse pas. |
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Ne réutilisez jamais un condom. |
Peut-on traiter les ITS?
Les antibiotiques sont efficaces contre les ITS causées par des bactéries.
On ne peut actuellement guérir celles qui sont causées par des
virus mais on peut traiter les symptômes déclenchés par
les virus et empêcher leur propagation.
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Édition révisée 2007 Le Collège des médecins de famille du Canada
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| Ce texte vous donne un aperçu général du sujet et peut ne pas s'appliquer à tous les cas. Pour savoir si ces renseignements s'appliquent à vous et pour obtenir de l'information supplémentaire sur le sujet, consultez votre médecin de famille.
Ce matériel éducatif a reçu un avis favorable du Comité du Collège des médecins de famille du Canada responsable de réviser le matériel éducatif destiné aux patients :
Dre Cathy MacLean, Halifax, NS (rédactrice scientifique)
Dr C. Richard Fischer, Pickering, ON
Dr Patrice Laplante, Fleurimont, QC
Dr Richard Moffatt, Red Deer, AB
Dr David Nunn, Kentville, NS
Dr Cornelius Woelk, Winkler, MB
Le Collège des médecins de famille du Canada, l'un des principaux organismes médicaux au Canada, a pour mission de promouvoir et de maintenir des normes élevées pour la formation des médecins de famille - ces médecins qui dispensent des soins continus et globaux à la population, quel que soit l'âge.
Ce matériel éducatif a été préparé par le Collège des médecins de famille du Canada en collaboration avec l'American Academy of Family Physicians.
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Ce programme a été réalisé grâce à une subvention éducative de la Banque Scotia à la Fondation pour la recherche et l'éducation. |
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