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Février 2004
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SIGNES VITAUX En route pour la victoire Cal Gutkin, MD, CCMF (EM), FCMF, Directeur général et chef de la direction
Depuis plusieurs années, les médecins de famille au Canada participent à ce qui ressemble à une bataille classique sur le terrain. En dépit du déploiement de joueurs de première ligne talentueux, engagés et bien formés, l’équipe a rarement obtenu le respect qu’elle mérite. Même si des millions de partisans enthousiastes dans l’ensemble du pays réitèrent à chaque sondage d’opinion publique que c’est la meilleure équipe qui soit – celle qu’ils préfèrent voir avant toute autre—l’équipe de la médecine familiale est encore aux prises avec la remise en question de ses activités futures. Pourquoi? En dépit des joueurs exceptionnels, l’effectif de l’équipe de la pratique familiale n’est pas à pleine capacité. Des possibilités offertes ailleurs dans la ligue ont attiré certains joueurs à se joindre à d’autres équipes. Les pressions exercées sur le rendement des autres, en nombre insuffisant, les ont parfois épuisés, causant de la dissension dans les rangs. La direction a essayé d’encourager les joueurs, leur rappelant qu’ils forment non seulement l’équipe favorite des partisans selon toutes les données, mais aussi que si on leur donne la chance de jouer, ils produisent en réalité des résultats qui comblent davantage leurs fans que toute autre équipe de la ligue médicale. Malheureusement, les propriétaires et les gouverneurs qui contrôlent la ligue, qui décident de la formation des nouveaux joueurs, des conditions du jeu et du salaire, ne semblent pas comprendre la valeur de l’équipe de la médecine familiale. En dépit des joies et des satisfactions qu’apporte la médecine familiale, les nouveaux joueurs sont de plus en plus difficiles à recruter. Les recrues rapportent que dans plusieurs centres, elles sont entraînées par des vétérans des équipes de spécialités, dont certains les découragent même d’envisager de se joindre à la médecine familiale. Les jeunes joueurs s’inquiètent que s’ils se joignent aux médecins de famille, ils ne pourront pas changer d’équipe en raison des règlements de la ligue. Ils craignent aussi de faire partie d’une équipe où il faut jouer plus longtemps et à des positions plus nombreuses qu’ils ne l’avaient prévu. Ils disent que les coûts à la hausse de leur formation les découragent d’aller jouer pour une équipe où la rémunération est moins grande qu’ailleurs dans la ligue. Ils ont aussi peur d’être moins respectés que leurs amis qui signent un contrat avec d’autres équipes. Ils disent ne pas comprendre l’écart entre la valorisation des médecins de famille par le public et le soutien insuffisant offert par la ligue. Il semble que ces problèmes soient sur le point de disparaître. Non seulement les partisans de la médecine familiale commencent-ils à contester, mais les gouverneurs de la ligue semblent sur le point de comprendre le message. Les responsables de la formation et ceux qui déterminent comment et où les joueurs vont jouer, ainsi que leur rémunération, disent qu’il nous faut appuyer cette équipe vitale. Ils se rendent compte de leurs responsabilités envers la société d’encourager le recrutement en médecine familiale puis de soutenir et de valoriser ces joueurs indispensables. La plupart des jeux ne se gagnent pas du premier coup, mais l’élan est définitivement donné. On discute sérieusement du rôle de la médecine familiale dans les programmes pédagogiques au niveau prédoctoral, de la responsabilité sociale qu’assument les facultés de médecine à produire en nombre équilibré des médecins de famille et des spécialistes (50/50), d’augmenter les ressources et le prestige des enseignants et des chercheurs en médecine familiale, ainsi que du soutien et de la rémunération des médecins de famille. À mesure que se déroule la joute, les joueurs de la médecine familiale doivent se serrer les coudes et rester solidaires. Nous devons aussi rappeler à nos collègues des équipes de spécialistes que si la médecine familiale devait quitter le terrain, elles pourraient avoir de la difficulté à jouer sans nous. Une réussite durable de la ligue médicale à l’avenir exige que les nouvelles recrues voient régulièrement en action les médecins de famille, se pratiquent avec eux dès le début de leur carrière pour en bien comprendre les satisfactions. La balle est dans notre camp. Des millions de partisans au Canada nous encouragent. Certains acteurs et gouverneurs importants sont prêts à déclarer leur appui. La victoire est proche! |
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