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Juillet 2006
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collège Page des résidents Mais où sont donc allés tous les résidents? Partie 2: Renouveler l’intérêt pour la médecine familiale Rashaad Bhyat, MD Plusieurs facteurs ont contribué à la baisse récente du nombre d’inscriptions aux programmes de résidence en médecine familiale au Canada. Le premier article de cette série1 décrivait certaines raisons qui poussaient les étudiants à ne pas choisir la médecine familiale, comme le manque de prestige, la charge de travail considérable ainsi que le savoir nécessaire. On a aussi expliqué cette tendance au déclin par les pressions financières grandissantes que comportent les études en médecine. Peut-être que 2006 sera une année record pour la médecine familiale. La mise en application de nouvelles stratégies pourrait raviver l’enthousiasme pour la médecine familiale. Le Collège des médecins de famille du Canada a déjà pris l’initiative en créant des bourses d’études et des prix. Les critères d’admissibilité à ces prix devraient être élargis et comprendre les Canadiens qui étudient en médecine à l’étranger. On compte par centaines les étudiants canadiens dans les facultés de médecine aux États-Unis, en Europe et en Australie2,3. On devrait donc encourager leur rapatriement. En outre, pour recevoir ces prix, il faudrait avoir commencé une résidence en médecine familiale. Des données non scientifiques démontrent que certains récipiendaires de ces prix ne poursuivent même pas de carrière en médecine familiale. La campagne de sensibilisation entourant la Semaine du médecin de famille est une autre idée innovatrice qui mise sur la confiance considérable qu’ont les Canadiens envers leurs omnipraticiens. La Fédération d’étudiants en médecine du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada et Santé Canada ont tous contribué à accroître la visibilité de la médecine familiale en appuyant les groupes d’intérêt en médecine familiale de nos facultés de médecine. Les efforts devraient être redirigés pour attitrer des étudiants doués et intéressés qui, autrement, auraient peut-être été effrayés par la médecine familiale avant même leur inscription. Les gouvernements devraient implanter des politiques de prêts étudiants plus progressistes, spécifiquement adaptées aux remboursements sur une période d’amortissement à long terme. De plus, les facultés de médecine devraient accorder le statut de résidents aux étudiants pour permettre le report du remboursement de leurs prêts à la fin de leur formation, comme le font déjà certaines facultés4. En outre, les pressions devraient être maintenues sur les gouvernements pour contrôler les frais de scolarité et faire en sorte que les augmentations soient comptabilisables et justifiables pour les étudiants. Des hausses qui excèdent de beaucoup le taux d’inflation ne sont pas défendables. L’étape la plus importante sera de diffuser de l’information positive aux étudiants potentiels des niveaux secondaires et collégiaux. Ces étudiants, surtout ceux qui proviennent des groupes sous-représentés, doivent être rassurés très tôt et savoir qu’ils ne seront pas endettés toute leur vie s’ils poursuivent une carrière en médecine familiale. Il existe déjà un programme de sensibilisation du public rural mené par la Fédération d’étudiants en médecine du Canada. L’organisation d’activités de sensibilisation, comme des tournées de conférences, des journées d’information et la prestation d’encadrement individuel pour les étudiants du secondaire pourrait augmenter le nombre de personnes qui s’inscrivent aux facultés de médecine ayant déjà en tête la médecine familiale. Les projets de carrière des étudiants lors de leur entrée à la faculté de médecine sont un bon indicateur de leur choix de spécialité5. L’augmentation des frais de scolarité et du fardeau de la dette pèse lourd sur les étudiants en médecine, les résidents et les étudiants qui envisagent la médecine familiale. Les programmes de résidence en médecine familiale sont aux prises avec une baisse d’inscriptions en raison du manque de prestige, des revenus moins élevés et de l’augmentation de la charge de travail. La démographie des étudiants en médecine change avec les pressions financières. Ainsi, les programmes de résidence en médecine familiale peuvent perdre des étudiants potentiels avant même qu’ils s’inscrivent à la faculté de médecine. Bon nombre d’initiatives sont prises pour améliorer la situation, mais on devrait trouver des idées plus innovatrices à la base pour renouveler l’intérêt envers la discipline.  Dr Bhyat est résident de deuxième année à la Memorial University à St John’s, Terre-Neuve. Références 1. Bhyat R. Where have all the residents gone? Part 1: Putting the declining family medicine match rates into context. Can Fam Physician 2006;52:805,807 [ang], 806-7 [fr]. 2. Sullivan P. Large numbers of would-be Canadian MDs migrating down under. CMAJ 2002;167(9):1043. 3. Sullivan P. Shut out at home, Canadians flocking to Ireland’s medical schools—and to an uncertain future. CMAJ 2000;162(6):868-71. 4. Professional Association of Internes and Residents of Newfoundland. Know your contract. St John’s, Nfld: Professional Association of Internes and Residents of Newfoundland; 2004. Available from: http://www.med.mun.ca/pairn/pages/ know_your_contract.htm. Accessed 2006 May 24. 5. MacKean P, Gutkin C. Fewer medical students selecting family medicine. Can family practice survive? Can Fam Physician 2003;49:408-9 [ang], 415-7 [fr]. |
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