Été 2015

Garey Mazowita MD CCMF FCMF

L’hôpital : convivial ou territoire oublié ?

Notre rôle dans les soins de courte durée ou soins aigus est un sujet de discussion qui revient dans le courant de mes voyages. Bien qu’il soit relativement préservé dans les petites et moyennes communautés, il semble être « à risque » dans les plus grands centres.

Les opinions des membres à ce sujet vont de : « C’est désormais la nouvelle norme » à « Nous perdons à nos risques cet important rôle du médecin omnipraticien ».

Il y a de bonnes chances que l’on doive agir avant de discuter si nous voulons conserver la portée historique de notre discipline. Car il pourrait s’avérer difficile de réclamer le rôle de dispensateur principal une fois que nous l’aurons perdu; pour notre pays, et même pour notre discipline, les implications sont importantes, particulièrement dans les petites communautés.

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Voici mon point de vue sur la situation au Canada :

  • Je n’ai pas remarqué de préoccupation importante au sujet de la qualité des soins prodigués aux patients hospitalisés par les médecins de famille
  • Il est important pour les patients de voir leur médecin de famille lorsqu’ils sont hospitalisés, que ce médecin de famille soit le dispensateur principal ou qu’il ne prodigue que des soins de soutien
  • Une composante culturelle est entraînée par – voire bien ancrée dans – les modes de pratique locaux; moins il y a de soins pratiqués par un dispensateur principal, plus cette situation devient la norme pour les nouveaux médecins de famille
  • La capacité de prendre en charge les patients, lorsqu’ils sont hospitalisés, demeure une norme pendant la résidence des médecins de famille, mais elle est difficile à recréer dans un contexte plus large, urbain ou académique
  • On remarque de nombreux obstacles à la prestation des soins par le médecin de famille à titre de dispensateur principal : les politiques de déviation des ambulances, la culture des hôpitaux, le stationnement, le remboursement, etc. Nombre de ces obstacles sont la conséquence d’une mentalité cloisonnée dans le domaine des soins de courte durée, ce qui nuit à l’intégration des systèmes
  • L’intervention dans les soins aux patients hospitalisés (à titre de dispensateur principal ou non) améliore la continuité des soins et la tolérance en rapport avec les affections aiguës
  • Le départ des médecins de famille du rôle de dispensateur principal, bien que compréhensible, est inquiétant pour notre discipline. Il peut créer des lacunes importantes de services dans les petites communautés et les communautés rurales. Dans les grandes communautés, où cette régression est moins visible, il pourrait y avoir d’importantes implications stratégiques et à long terme pour la portée et la valeur de la médecine familiale
  • La conception de la clinique et le travail d’équipe (p. ex., infirmière autorisée d’une clinique de MF) pourraient être des outils clés permettant aux médecins de famille de répondre aux demandes du patient hospitalisé en gérant les pratiques communautaires

On pourrait soutenir qu’il est temps de définir un modèle de médecine familiale plus contemporain, rationnel et durable dans les soins de courte durée. C’est d’ailleurs ce qu’on essaie de faire dans certaines régions du Canada. Je suis ravi d’entendre le point de vue des membres à ce sujet. Agir en tant que dispensateur principal pour les soins aux patients hospitalisés constitue-t-il une partie importante du service de la plupart des médecins de famille? Les membres peuvent-ils partager des modèles de service attrayants lorsqu’ils offrent des soins aux patients hospitalisés en tant que dispensateur principal? Les médecins de famille doivent-ils tous contacter leurs patients hospitalisés et leur offrir du soutien de la même façon, même s’ils ne sont pas dispensateurs principaux? Vos commentaires, toujours les bienvenus, me serviront (espérons-le) à mieux documenter les initiatives du CMFC.

Pour partager vos opinions, veuillez me faire parvenir un courriel à [email protected]. (veuillez inscrire « MRP » dans l’objet de votre courriel.)

Garey Mazowita, MD CCMF FCMF
Président, CMFC

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