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Les services d’urgence du Canada tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Au-delà de la médecine d’urgence, c’est l’ensemble du système de santé qui est touché

2026-07-28


Un récent rapport du CMAJ révèle qu’un·e urgentologue sur dix a quitté son travail à l’urgence au Canada, tandis que beaucoup d’autres réduisent leurs heures ou prennent des congés pour faire face à l’épuisement professionnel.

Plusieurs milliers de médecins de famille membres du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) exercent dans des services d’urgence, dont plus de 4 000 sont titulaires d’un certificat de compétence additionnelle en médecine d’urgence. Le contenu du rapport est alarmant et nous encourage à poursuivre nos efforts en vue d’inciter les systèmes à réduire le fardeau qui pèse sur les médecins s’efforçant de répondre aux besoins de leurs patient·es et de leurs communautés. Nombre de médecins de famille en soins primaires rencontrent les mêmes difficultés, qui ont des effets indéniables sur les services d’urgence. Lorsque les personnes ne parviennent pas à obtenir des soins primaires en temps opportun, la pression ne disparait pas pour autant. Elle se transpose sur les services d’urgence, où les patient·es se rendent souvent lorsque leurs problèmes de santé sont devenus plus complexes et qu’ils nécessitent une prise en charge plus coûteuse. C’est pourquoi le CMFC continue de plaider pour l’amélioration des milieux de pratique en médecine de famille, notamment en réclamant une rémunération équitable, une réduction de la paperasse et l’accès à des soins offerts en équipe.

Le Canada doit soutenir ses urgentologues et ses médecins de famille. Investir dans ces médecins, c’est investir dans les soins de santé.

Michael Allan MD, CCMF, FCMF
Chef de la direction

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