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Moins de paperasse, plus de temps pour les soins.
2024-06-20
Six millions de Canadiennes et de Canadiens n’ont pas accès à un médecin de famille. La paperasse à remplir, comme le formulaire du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH), accapare du temps que les médecins de famille pourraient consacrer aux soins directs aux patients.
- Il faut jusqu’à une heure pour remplir un seul formulaire du CIPH. En 2022, 250 000 de ces formulaires ont été traités, ce qui équivaut à jusqu’à un million de consultations avec les patients qui n’ont pas eu lieu.
- Les médecins de famille ne sont pas rémunérés pour l’acte de remplir le formulaire du CIPH. Beaucoup d’entre eux se trouvent donc contraints de refiler la facture aux patients.
- Les médecins de famille indiquent que les formulaires fédéraux relatifs à la santé sont une source importante sinon la principale source du fardeau administratif, et plus de 96 pour cent d’entre eux souhaitent que le gouvernement fédéral apporte des changements au processus.
Le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) demande au gouvernement fédéral de modifier les lois comme l’article 118,3 de la Loi de l’impôt sur le revenu, afin de libérer les médecins de cette obligation.
Le CMFC demeure résolu à trouver des solutions pour réduire le fardeau administratif qui pèse sur les médecins de famille, y compris la charge engendrée par le CIPH et d’autres formulaires fédéraux liés à la santé, comme celui pour obtenir les prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada. Couper la paperasse aiderait à assurer l’attractivité et la viabilité de la médecine de famille comme choix de carrière, en plus d’améliorer l’accès aux soins primaires pour la population canadienne.
Avec l’appui de
Correction apportée en août 2024 : Les versions antérieures de ce document n’indiquaient pas le bon nombre de formulaires du CIPH traités en 2022, car celui-ci correspondait en fait au nombre de conditions examinées. Environ 250 000 demandes de CIPH ont été traitées en 2022. Les conséquences en termes de perte de temps clinique restent considérables et représentent jusqu’à un million de consultations qui n’ont pas eu lieu.